Utopie aujourd’hui, réalité demain !

Utopie aujourd’hui, réalité demain !

ALIMENTATION

    • Halle alimentaire : favoriser les circuits courts du producteur au consommateur, c’est aussi créer des emplois

La Ville de Val-de-Reuil (Eure – 13 000 habitants) a construit une halle couverte de 300m2  pour y installer un marché de producteurs et maraîchers bio qui travaillent à proximité. La Mairie s’est aussi engagée pour donner l’impulsion à la Ferme des Deux Rives, jardin d’insertion de 20 000 m² cultivé en agroforesterie, une technique qui associe les arbres et les cultures. Pommiers, poiriers, cerisiers, pruniers, abricotiers, framboisiers, noyers… Pas moins de 363 arbres et arbustes de variétés anciennes, rustiques et normandes ont été plantés par plus de 40 participants.  Le Maire de la ville se félicite : « Je suis content que vous arriviez à faire du maraîchage, de l’insertion et de la conservation du patrimoine sur ce site qui a vécu des hauts et des bas, souligne-t-il. Halte au réchauffement climatique et vive la protection des espèces. Cela va dans le sens environnemental que veut prendre la Ville. » La mise en place de cette nouvelle chaîne alimentaire a permis de créer 49 emplois locaux.

 

 
  • Privilégier une restauration collective saine et locale

La commune de Mouans-Sartoux (10 000 habitants, Alpes-Maritimes) a cette particularité d’avoir des cantines scolaires qui servent des plats 100% biologiques, produits sans intrants chimiques. Avec une régie agricole dédiée écoulant les 20 tonnes de sa production annuelle, ayant su mettre en place d’astucieuses solutions d’organisation pour réduire et recycler ses déchets, elle fait preuve d’une exemplarité dont pourrait s’inspirer Bayeux ! L’objectif a été atteint de manière progressive : la proportion de bio atteint les 25% en 2009, 50% en 2010, puis 100% au 1er janvier 2012 ! En 2010, une pesée des déchets de fin de repas met en évidence un gaspillage bien trop élevé (147 grammes par déchets). Cinq ans plus tard, le poids des déchets alimentaires dans la restauration collective a diminué de 80% ! Un record possible grâce à la participation de tous, même des enfants…

 

  • Mettre en place un plan alimentaire territorial (PAT) en associant agriculteurs, commerçants, entreprises, habitants, associations.

L’Intercom de la Vire au Noireau (Calvados) a voté un PAT en janvier 2020 afin de structurer une agriculture locale pour la restauration collective. C’est un levier qui permet de garantir aux agriculteurs des revenus significatifs et de relocaliser notre production afin de diminuer notre empreinte carbone et de maintenir l’emploi local.

 

DÉCHETS

  • Ordures ménagères : la tarification incitative encouragée pour réduire les déchets

L’Ademe considère que la «tarification incitative» est «un levier très puissant et sans équivalent pour faire évoluer les comportements». Ce dispositif «pollueur-payeur» est déjà appliqué dans 190 collectivités et concerne 4,5 millions d’habitants. Alors pourquoi pas à Bayeux ? La taxe d’enlèvement des ordures ménagères est aujourd’hui indexée par rapport à la taxe foncière du bâti. Dans les communes qui ont mis en place une taxe incitative, la quantité d’ordures ménagères a baissé de «20 et 40 % » par habitant, souligne l’Agence de l’environnement. Ce nouveau système de tarification doit être accompagné d’une campagne de prévention des déchets.

C’est ce que la Ville de Roubaix a fait avec sa campagne « objectif zéro déchet » !  Une centaine de familles se sont portées volontaires pour diminuer de moitié leurs déchets ménagers. Une campagne de prévention qui a permis d’intéresser un large public dès le démarrage de l’opération, et pas seulement les « bobos » car à Roubaix, près d’un habitant sur deux est considéré comme pauvre par l’Insee, avec un revenu médian annuel de 13.000 euros. Engagés dans ce “Défi familles”, les foyers volontaires bénéficient tout au long de l’année d’un accompagnement spécifique. Une vingtaine d’ateliers animés par des bénévoles ont ainsi été créés où l’on y apprend par exemple à fabriquer un sac à pain, utiliser des couches lavables, gérer un composteur ou encore faire ses produits d’entretien.

 

BIODIVERSITÉ

  • Végétaliser nos quartiers

La Ville de Bègles (33000 habitants – Nouvelle Aquitaine) a mis en place une charte de végétalisation qui encourage la participation des habitants, des associations et des conseils de quartier pour donner un coup de pouce à la nature dans le domaine public (trottoirs, pieds de façades, bandes d’espace vert, etc…). Le « comité de végétalisation » les accompagne, avec des conseils sur les espèces adaptées à la ville et les pratiques respectueuses de l’environnement.

 

MOBILITÉ

  • Un service de covoiturage, local et gratuit, pour inciter à partager les trajets quotidiens

Toulouse a mis en place Tisséo Collectivités pour mettre en relation les personnes souhaitant partager leur trajet quotidien. Des conventions sont signées avec les entreprises et les administrations pour élargir le vivier des utilisateurs. Les offres sur les sites nationaux sont peu développées or beaucoup d’habitants à Bayeux vont travailler dans la périphérie de Caen et de Saint-Lô. Si nous étions élus, la Maison des Initiatives Citoyennes pourrait, avec les habitants, favoriser le covoiturage domicile-travail. Le covoiturage, des économies pour tous, un moyen efficace pour réduire nos émissions carbone.

 

ENERGIE

  • Une chaufferie biomasse : fournir aux habitants une énergie écologique moins chère

La ville de Mâcon (30 000 habitants – Saône et Loire) rénove son réseau de chauffage urbain et implante une nouvelle chaufferie biomasse, sur l’ancien site des abattoirs. Cette chaufferie permet d’alimenter 9500 logements, en diminuant la facture TTC des habitants de 30% et en évitant l’émission de 620 000 tonnes de CO2 sur 24 ans.